1-Concours été 2015 Be-Us

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Concours été 2015 Be-Us

Message par Gaelle le Mar 1 Sep - 16:22

Texte roleplay rédigé à l'attention d'un concours organisé par le forum Between Us.

http://be-us.forumactif.org/t928-concours-de-l-ete

Extrait du concours:

Afin de vous distraire un peu en cet été ensoleillé, Between Us met en place un petit concours d'écriture. Celui-ci vous permettra surtout de mettre votre forum (ou un forum que vous appréciez réellement), en avant sur la PA de BU, et ce, pendant 2 mois !

Pour ce concours, on vous demandera donc d'écrire sur le thème des vacances. Plus précisément, on vous demande de raconter, dans un rp, un souvenir de vacances d'été d'un de vos personnages. Peu importe quelle personne vous utiliserez pour écrire votre texte, et peu importe que le personnage que vous utilisiez soit un perso que vous jouez en ce moment, que vous avez joués à une époque, ou que vous l'ayez juste inventé pour l'occasion. En un mot : faites-vous plaisir !


Dernière édition par Gaelle le Mer 2 Sep - 7:26, édité 1 fois
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Re: Concours été 2015 Be-Us

Message par Gaelle le Mar 1 Sep - 16:25

Un été dans le Kent.
Hors série dans la vie du personnage de Eden Snow du forum Victorian Strife.
Flash-back.



Londres 1884. Ses rues animées, plus encore qu’à l’habitude avec l’arrivée des beaux jours vont sans doute me manquer mais ce sera, cette fois encore, de courte durée devant la beauté et la plénitude qu’offre la campagne anglaise. Native de Londres, y vivant et y travaillant malgré le fait que mon rang au sein de la bourgeoisie anglaise continue à voir cela d’un très mauvais oeil, cette année encore, je passerai un long séjour auprès de ma tante, de son second époux mais surtout de mes deux adorables cousines, Rose et Violet.

Inutile de préciser combien tante est attachée à la vie en dehors de la ville, à sa nature et surtout passionnée par son jardin aux milles fleurs lorsque l’on découvre les prénoms qu’elle choisi pour ses deux princesses. C’est seule que je m’y rend, du moins dans un premier temps, Mère nous rejoindra plus tard en compagnie de mon père dès qu’il aura réglé quelques affaires de dernière minute aux ateliers Snow.

L’été de mes vingt ans. Du trio de cousines que nous formons, je suis l'aînée, surpassant de deux années Rose et de six les tendres printemps de la jeune Violet. Mais cet écart ne corrompt en rien la complicité qui nous lie malgré la séparation subie le reste de l’année. Cet été encore, nous passerons nos premières journées à nous raconter nos aventures vécues lors des mois précédent, des potins mondains et des livres à succès. Mais également des dernières découvertes technologiques, celles-ci ne cessant d’évoluer mois après mois. Ce sujet n’étant quant à lui, pas vraiment le favoris de mes complices mais c’est à charge de revanche qu’elle m’écouteront. En échange, nous parlerons de la mode de ces dames nobles ou bourgeoises, ainsi que des jeunes gens rencontrés ou espérés. Ce sujet revenant bien souvent au cours de nos correspondances, j’hésite toujours à trop en parler sachant qu’il semble moins évident à trouver un bon époux en campagne qu’à la ville. Alors que je me senti obligée de repousser deux prétendants par manque d’ouverture d’esprit de leur part, Rose en était encore à espérer qu’un bon parti ne se présente à son père. Ironie du sort quand ce qu’espère l’une de tout son coeur, l’autre le repousse avec convictions.

Je suis enfin en vue de la maisonnette de briques située un peu en hauteur par rapport à la route, et mon impatience me tente à descendre de la calèche avant même qu’elle ne soit tout à fait arrêtée afin de courir à leur rencontre.


– Mesdemoiselles, un peu de tenue voyons ! Nous gronde gentiment ma tante. Mais son sourire m’assure qu’elle est aussi heureuse que nous.

Si l’un de plus beaux parcs de Londres possède son propre lac, il n’est rien en comparaison avec celui qui borde la prairie et les bois environnants. C’est la que nous passerons l’après-midi du lendemain, une couverture, un panier de victuailles, notre conversation animée et nos rires venant troubler le calme des lieux. Le ciel est clair, a peine troublé par quelques nuages épars et du vol de quelques escadrons d’oiseaux bravant courageusement la chaleur. La majorité préférant par contre tenter de couvrir nos voix par leurs chants mais ils se fatigueront avant nous.

Nous avions choisi de nous installer en bordure d’un petit bois afin de profiter de l’ombre fournie par ses grands arbres et de sa fraîcheur mais pour cela, nous avions du contourner une bonne partie du lac et ainsi nous éloigner de la maison plus considérablement qu’il n’aurait fallu. Nous avions a peine entamé notre pique-nique ainsi que les sujets les plus indispensables à nos yeux qu’un vent venu du sud se leva, faisant naître une multitude de vaguelettes sur la surface tranquille des eaux. Mis à part retenir nos chapeaux afin qu’ils ne volent à travers champs, nous n’y avions pas accordé plus d’importance sur le coup. Jusqu’au moment ou la nature nous rappelle à l’ordre, nous enseignant qu’une chaude et agréable journée d’été peut à tout moment se transformer en un violent orage. La pluie tout d’abord, nous surprit, nous forçant à plier bagage et nous enfuir vers le bois, déjà trempées.

La distance faisant que nous ne pouvions rentrer directement sous un tel torrent, il fut convenu de nous rendre au pavillon de chasse que l’on disait abandonné jusqu’à la prochaine saison situé quelques dizaines de mètres plus en profondeur. Sans discrétion, pensant que la bâtisse fut totalement déserte, nous sommes entrées, pressées de rapidement nous mettre à l’abri le temps que les choses se calment. Violet, en tête et moi en fin de course, nous venions à peine d’entrer lorsque la porte claqua violemment derrière nous.

Un homme nous barrait à présent la route vers la seule sortie, il se tenait à demi-courbé, ne nous montrant que son profil, pressant l’une de ses épaules contre la porte. Par réflexe, nous nous sommes regroupées, Violet se réfugiant dans les bras de sa soeur. A cause du ciel à présent couvert et du manque d’éclairage à l’intérieur, nous le distinguions assez mal. Il semblait porter de riches habits mais sali de terre, comme s’il était lourdement tombé avant d’arriver ici. Il était en sueur et respirait de façon saccadée. En fait, la première impression que nous en avions fut que nous étions sûrement face à un malfrat, peut être même en fuite, et la peur nous gagna rapidement.

D’un mouvement rapide, il ferma bruyamment le verrou de la porte, ce qui eut pour effet de faire sursauter et crier Violet, un petit cri de surprise auquel nous joignons spontanément le nôtre, Rose et moi. L’homme se tourna tout à fait vers nous, nous dévisagea de la tête aux pieds puis s’attarda sur le panier que je tenais.


– Vous avez… de la nourriture ?

Il semblait avoir bien du mal à s’exprimer mais il ne nous sembla pas que ce fut à cause d’un handicap mais bien du au piteux état dans lequel il se trouvait. Mais ne souhaitant pas le contrarier, je posais donc notre panier au sol et le poussai légèrement du pied, celui-ci devait encore contenir de quoi le sustenter puisque nous n’avions pu terminer. Avec un peu de chance, contre ce repas, il ne nous ferait aucun mal et nous laisseraient même partir.

Le pavillon était sensé accueillir un certain nombre de personnes, il disposait normalement d’une vaste table et de ses chaises. Mais sa superficie ne comptait pas vraiment contenir plus que ce mobilier. De plus, la table avait été poussée de coté et retournée tandis qu’une partie des chaises avaient été détruites, leurs restes déjà délibérément posés dans l’âtre de la cheminée.

L’homme fouilla l’une de ses poches intérieures. Nous le voyions haleter tandis qu’il fallait bien le dire, nous commencions nous même a ressentir les effets néfastes de nos vêtements mouillés. Violet se mettant à claquer des dents, tant de peur que de froid sans doute. Il sorti un petit objet rectangulaire et le lança à nos pieds.


– Des allumettes ?
– Oui… allumez un feu. Allez.

Sa voix n’était pas assez forte pour nous donner l’impression qu’il s’agissait d’un ordre mais vu les évènements, il aurait pu aussi bien nous hurler dessus, nous n’aurions pu rien au monde refuser pouvoir nous sécher un peu. J'attrapais la boite et grattais quelques allumettes, tenant de faire prendre quelques restes de vieux journaux déjà à demi carbonisés ainsi que les morceaux de chaise dans l’âtre. La douce chaleur vint rapidement à envahir la pièce alors qu’au dehors, la pluie battait toujours aussi violemment et que nous en entendions les cliquetis rapprochés sur les vitres.

Finalement, il en vint à tenter de s’approcher du panier, fit un premier pas s’aidant avec une sorte de canne assez luxueuse. Le genre d’objet que l’on voit rarement, y compris dans els quartiers les plus cossus de Londres. Mais au deuxième pas, la canne glissa. Non parce que le sol était humide mais sans doute du à un faux mouvement de sa part, sans compter qu’il s’y appuyait de tout son poids. Il s’affala comme une masse au sol. Geignant, il se tourna sur le dos, la respiration toujours aussi rapide et toussa. L’un des pans de sa veste s’étant suffisamment écarté, nous pouvions voir sur sa chemise qui avait du être d’un blanc immaculé, une large trace de sang qui nous avait échappé vu la position dans laquelle il se tenait jusque là.

Nouveau sursaut de notre part, tant suite à la chute qu’a cette découverte.


– On devrait partir. Fit Rose.
– Mais il pleut encore. Et j’ai très froid. Supplia sa cadette.
– Eden ? On doit y aller !

Je regardais cet homme. Il était sans doute incapable du moindre mal finalement, du moins dans cet état. Mais le laisser la, était-ce le mieux que nous puissions faire ? J’avais quelques doutes, et s’il s’était réfugié comme nous sans pour autant être dangereux ? Blessé par dessus le marché, peut être même était-il victime et non assassin après tout.

Mais devant les suppliques de mes cousines, finalement, nous choisissions de fuir au plus vite et qu’importe la pluie.


– Il faudra signaler sa présence ici une fois rentrées à la maison sinon il va mourir. Il saigne déjà beaucoup. Fis-je.
– C’est bien nécessaire ? Si mère sait cela nous...
– On ne peut le laisser ainsi !

J’imaginais que mes cousines craignaient surtout d’être grondées et privées de promenade après cela, pourtant nous n’étions pas responsables de cette situation. Mais il est vrai que nous aurions du être plus prudentes et ne pas tant nous éloigner. Étant l'aînée, je serai sans doute responsable mais ce n’était pas bien grave. Le principal étant qu’au final nous puissions rentrer toutes saines et sauves. Mais le laisser la me posait un réel cas de conscience.

Finalement, je passais prudemment à côté de l’homme allongé et j’allais vers la porte. Rose me suivant de peu, effrayée à l’idée d’approcher le blessé. Tandis que Violet hésita longuement à nous rejoindre, plus effrayée encore. Le verrou, quelque peu rouillé, finalement céda et la porte s’ouvrit dans une rafale de vent et de pluie. Je tendis la main vers notre cadette, l’encourageant à nous rejoindre, ce qu’elle fit. Mais au moment même ou elle passait aux cotés du corps, celui ci l’agrippa par la cheville.

Cris stridents. La petite tomba au sol, affolée. Toujours tenue par la main ensanglantée, tachant son bas blanc. L’homme tentait de se relever avec peine, tenant toujours sa proie et nous étions tétanisées.


– La ferme ! Fini t-il par protester. Je ne vous ferai pas de mal mais…

Il retomba de nouveau mais sa poigne demeurait. Violet s’était tue, sa gorge devenant douloureuse tant son cri fut puissant. L’homme montra sa blessure et nous nous regardions toutes trois.

– Il ne veut pas me lâcher. Rose ? Eden ?
– Il veut… que nous l’aidions mais… monsieur relâchez Violet et nous vous le promettons, nous vous ferons envoyer des secours. Je vous en prie.
– Non… personne... ne doit savoir… que je suis la…

Sa voix devenait faible et il sembla tourner de l’oeil un instant mais pas suffisamment pour relâcher ma cousine.

– Monsieur, vous allez mourir sinon.
– Non… vous allez m’aider…
– Mais il est fou !
– Rose ! Eden !

Et devant cette absence de choix, finalement je lui demandais comment faire. Prenant mes responsabilité d'aînée du trio et espérant qu’il finirait réellement par relâcher Violet et nous laisser repartir. Au final, il me fit tout d’abord nettoyer sa plaie. Je retenais mon souffle tout le long de l’opération. Dans un premier temps, Rose resta à regarder faire, demeurant auprès de sa soeur même si elle ne pouvait y faire grand chose. Puis me relaya afin de compresser la blessure comme il nous l’avait dit. Le temps nécessaire pour que l'hémorragie se calme. A tout moment, nous nous attendions à entendre des secours arriver, les voix des mon oncle et d’autres voisins partis à notre recherche mais il n’y eut que la pluie ainsi que l’orage.

Au petit matin, nous nous sommes réveillées de cette étrange aventure. Nous avions dormi telle quelles sur le sol trop dur mais épuisées par le froid et la peur. Enfin, nous entendions quelques voix et Violet fut la première à courir à leur rencontre, tandis que Rose et moi, les yeux encore embrumés, nous nous fixions, interrogatives. L’homme avait disparu durant notre sommeil. Il ne nous avait effectivement fait aucun mal et étais parti, sans doute avait-il rassemblé le peu de force qui lui restait et que nos soins y avaient été pour quelque chose.

Évidement nous avions du raconter notre aventure à notre famille mais même sans s’être concertées, aucune de nous n’osa relater cet incident particulier, la présence de cet homme qui souhaitait pas que l’on en dénonce la présence. Et l’affaire fut classée une fois la semaine de punition terminée. Malgré cela, tante nous posa tout de même très régulièrement la question. Mais qu’avions nous donc fait du panier ?


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